Conférence - Preuve, croyance et vérité : Le biais épistémique de la « recherche de la vérité »

Conférence - Preuve, croyance et vérité : Le biais épistémique de la « recherche de la vérité »

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Les règles qui gouvernement l’admissibilité de la preuve sont difficilement réconciliables avec l’Article 35(1) de la Charte canadienne des droits et libertés, qui reconnait les droits autochtones ancestraux. Les éléments de preuve visant à soutenir ces droits sont généralement issus de la tradition orale, ce qui les place d’emblée sous la catégorie du ouï-dire. Bien que les tribunaux aient réglé ce problème en pratique en assouplissant les règles d’admissibilité de ce type de preuve, l’incompatibilité conceptuelle entre l’article 35(1) et le droit de la preuve demeure.

 

Or, ce problème conceptuel peut se résoudre par une analyse épistémique du droit de la preuve.  En effet, l’incompatibilité conceptuelle entre l’article 35(1) et le droit de la preuve émerge d’un biais épistémique qui tend à placer la recherche de la vérité au cœur de la démarche juridique. Partant de la prémisse que les tribunaux ont pour tâche de « chercher la vérité », il peut être argumenté que la tradition orale n’a pas été appréciée à sa juste valeur dans la jurisprudence. Au final, l’important n’est pas tant la recherche de la véracité d’un fait que l’obtention d’éléments de preuve qui offrent des raisons suffisantes d’y croire.

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